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24/04/2017

L'entreprise néolibérale et le défi démocratique - Paris

Tags : Démocratie

 

La prochaine séance du séminaire du CIPh, "L'entreprise néolibérale et le défi démocratique" aura lieu le lundi 24 avril, de 17h30 à 19h30, salle 255, CNRS Pouchet, 59-61 rue Pouchet, 75017 Paris :

Laurent Baronian (CEPN, Paris XIII),
"La dimension tacite dans les rapports de production de la firme centrée connaissances"

La connaissance organisationnelle tire sa substance des connaissances tacites que le management extrait et réorganise en conformité avec les intentions et buts managériaux au moyen de systèmes d’informations. Le processus de création de connaissances organisationnelles doit donc nous permettre d’unifier les deux dimensions de la firme tenues jusque-là séparées par les théories de la firme concurrentes : la distribution des droits de propriété et la relation d’emploi dont s’occupent principalement la théories des coûts de transaction et la théorie des contrats, et le mode organisationnel spécifique à la création de connaissances, au centre de la théorie fondée sur les ressources ou les connaissances. Mais la firme comme entité organisationnelle implique justement d’abandonner l’idée que le rapport entre managers et employés se résume à la somme de ses relations contractuelles. Si l’on veut conserver la relation d’autorité et d’exploitation sous-jacente à la relation contractuelle, il faut l’introduire dans les conditions et la mise en œuvre elles-mêmes de l’organisation et du contrôle des ressources cognitives de la firme. Le problème de la connaissance dans les firmes s’en trouve dès lors modifié. Il n’est plus de découvrir si son origine réside dans l’individu ou l’organisation, ni même de définir les interactions entre individu et organisation grâce aux outils de gestion. Mais d’identifier et de définir les processus par lesquels la création de connaissances organisationnelles assujettit l’activité cognitive des travailleurs individuels aux intentions et aux buts des managers de la firme capitaliste, et ce, au moyen d’un relâchement apparent de l’autorité formelle du manager.

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L'entreprise néolibérale et le défi démocratique
Massimiliano NICOLI, Luca PALTRINIERI et Muriel PRÉVOT-CARPENTIER


Après  avoir  posé  les  deux  premières  années,  les  jalons  d'une  généalogie  politique  de l'entreprise moderne, et analysé, l'an dernier, la subjectivation néolibérale sous la forme de « l'entreprise  de  soi »,  nous  aborderons  cette  année  la  question  des  transformations  de l'entreprise néolibérale à l’aune de la démocratie. L'âge néolibéral est en effet souvent décrit comme celui du triomphe de l'entreprise, mais quelle entreprise ? Il est possible de constater que  les  dynamiques  économiques  qui  ont  commencé  à  se  développer  à  partir  des  années 1980 ont mis en question, voire détruit, le modèle classique d'entreprise à partir de plusieurs points de vue : celui de la progressive financiarisation de l'entreprise et de la prise de pouvoir des actionnaires dans la structure de la gouvernance ; celui la diffusion de la gig economy , du digital  labor et  plus  généralement  de  nouvelles  formes  de  travail  rendues  possibles  par  les plateformes collaboratives remettant en cause le partage entre espace public et privé et par conséquent la forme entreprise elle-même ; celui de l'émergence d'un nouveau paradigme de management   de   la   ressource   humaine,   lié   aux   développements de la société de la connaissance et du capitalisme cognitif ; et enfin, celle de la reconfiguration mondialisée des chaînes  de  production  de  valeur  et  l'émergence  d'un  nouveau  paradigme  gouvernemental autour de l'organisation logistique. Après avoir dédié la première partie du séminaire aux enjeux inhérents à ces perspectives, enjeux intrinsèquement liés à ceux du travail, nous poserons deux questions. Comment une philosophie politique qui a réfléchi à la question de la démocratisation des entreprises peut- elle   aujourd'hui,   dans   son   volet   diagnostic   ou   normatif,   prendre   en   compte   ces transformations ? Comment peut-elle également prendre en compte les nouveaux rapports que  les  individus  entretiennent  avec  le  travail  dans  un  cadre  de  dissolution  ou  de dissémination   de   la   « forme-entreprise »   classique ?   À   nouveau,   cette   année,   nous privilégierons une approche pluridisciplinaire en invitant des philosophes, des sociologues, des économistes, des juristes.

Prochaine séance : 15 mai, Giorgio Grappi (Università di Bologna).

Pour plus de renseignements sur ce séminaire : http://www.ciph.org/spip.php?page=activite-detail&idevt=569

 
Bien cordialement,
Massimiliano Nicoli, Luca Paltrinieri, Muriel Prévot-Carpentier
 



Organisé par : CIPH

 

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